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LES AMIS DES SERRES
ET DU JARDIN BOTANIQUE
DE LIEGE ASBL

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serres

"A chilled State of Mind"
film de Lisa Lince




I. Introduction
II. L’université de Liège et son (ses) jardin(s) botanique(s)
II.1. Un jardin place Cockerill...

II.2. Le transfert du premier jardin botanique de l’Université sur le site du Bas-Laveu
II.2.1. Le transfert du jardin et des serres

II. 2.2. La saga du transfert des instituts
II.2.3. La deuxième grande phase de travaux au jardin botanique
-Le jardin

-L’institut de botanique
-L’ensemble du complexe est inauguré en 1883...
L’institut de pharmacie
II. 3. Heur et malheur des serres
II. 3. Le transfert du jardin botanique de l’Université vers le Sart Tilman et ses conséquences
-Le parc

-Les instituts de botanique et de pharmacie
-Les serres

II. 4. Le départ (presque) définitif de l’Université de Liège
III. Conclusion... toute provisoire
IV. Remerciements
V. Bibliographie




HISTOIRE ANCIENNE ET RECENTE DU JARDIN BOTANIQUE DE LIEGE


par Marie de SELLIERS de MORANVILLE
Licenciée en histoire de l’art et archéologie de l’ère moderne
et Philippe DESTINAY Licencié en sciences botaniques

II. 3. Heur et malheur des serres

Au début du XX° siècle, on peut raisonnablement considérer que l’ensemble du site était - enfin - complètement fonctionnel.

Pendant la première moitié du siècle passé, à notre connaissance, aucune modification architecturale notable n’est à signaler si ce n’est, comme nous l’avons dit, le rehaussement de l’arrière de l’institut de pharmacie et la construction de nouveaux locaux.

En ce qui concerne les serres, elles couvraient une surface totale de 1845 m².

Au milieu du XX° siècle, elles abritaient 7600 spécimens représentant 2370 espèces parmi lesquelles de remarquables collections de Broméliacées rassemblées par Ch. et E. Morren, de Bégonias rassemblés par Ch. Chevalier, de Cactacées, etc.

Le site avait, sans en souffrir notablement - du moins à notre connaissance - , traversé la première guerre mondiale et la seconde allait s’achever quand le 24 décembre 1944, une bombe volante allemande explosa au coin des rues de Sluse et Morren.

Le souffle détruisit les grandes rotondes (*) et les serres annexes. Grâce au dévouement du personnel qui se trouvait sur place, toutes les plantes transportables furent placées dans le grand auditoire, mais 151 espèces (755 exemplaires) parmi lesquelles de magnifiques spécimens de palmiers et de Cycadacées, de fougères arborescentes, de lianes tropicales, de Broméliacées, ne purent être déplacées et furent anéanties durant les deux nuits suivantes pendant lesquelles la température descendit à -9°C puis à -15° C.

Suite à cette destruction, la surface des serres utilisable n’était plus que de 780 m², soit moins de la moitié de la surface initiale.

Le montant obtenu en compensation des dommages de guerre étant insuffisant, les serres ne pourront hélas pas être reconstruites à l’identique.

Elles ne le seront que partiellement en 1954 ainsi qu’il est indiqué sur les grilles d’aération du nouvel « aquarium ». La surface couverte est portée à 1025 m².

Malheureusement, la hauteur de ces serres ne dépasse pas 4,75 m ce qui limite le développement de beaucoup de plantes. Dans les années 70, les collections comprenaient quelque 2.500 espèces représentées par environ 6.000 exemplaires. Outre les collections célèbres de Broméliacées et de Bégoniacées, y avaient été développées celles des Orchidées, des Cactacées, des plantes carnivores et des plantes grasses.

C’est également l’insuffisance des compensations pour les dommages de guerre qui explique la construction du pavillon préfabriqué (le « RTG » **), accolé au bâtiment tripartite de gauche - dont on peut imaginer qu’il a été considéré à l’époque comme une solution provisoire ! - et qui attend aujourd’hui une inexorable démolition en vue d’une réappropriation digne de ce site prestigieux.

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* un vestige de la grande rotonde octogonale de droite est encore visible, accolé au bâtiment tripartite, là où fut bâti le premier phytotron d’Europe par le Professeur Raymond Bouillenne en 1950. L’appareillage a fonctionné jusqu’en 1981.

** les bâtiments dits « RTG » sont des pavillons de construction rapide, mis au point par trois architectes : Reubsaets, Thibaut et Gilles. On en a construit en grand nombre dans les années 50 et 60 (surtout à la suite de la « guerre scolaire »). Ils contenaient une quantité importante d’amiante.

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Pour tout renseignement supplémentaire : Philippe DESTINAY 0497 31 70 20 phdestinay@yahoo.fr

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