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LES AMIS DES SERRES
ET DU JARDIN BOTANIQUE
DE LIEGE ASBL

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serres

"A chilled State of Mind"
film de Lisa Lince




I. Introduction
II. L’université de Liège et son (ses) jardin(s) botanique(s)
II.1. Un jardin place Cockerill...

II.2. Le transfert du premier jardin botanique de l’Université sur le site du Bas-Laveu
II.2.1. Le transfert du jardin et des serres

II. 2.2. La saga du transfert des instituts
II.2.3. La deuxième grande phase de travaux au jardin botanique
-Le jardin

-L’institut de botanique
-L’ensemble du complexe est inauguré en 1883...
L’institut de pharmacie
II. 3. Heur et malheur des serres
II. 3. Le transfert du jardin botanique de l’Université vers le Sart Tilman et ses conséquences
-Le parc

-Les instituts de botanique et de pharmacie
-Les serres

II. 4. Le départ (presque) définitif de l’Université de Liège
III. Conclusion... toute provisoire
IV. Remerciements
V. Bibliographie




HISTOIRE ANCIENNE ET RECENTE DU JARDIN BOTANIQUE DE LIEGE


par Marie de SELLIERS de MORANVILLE
Licenciée en histoire de l’art et archéologie de l’ère moderne
et Philippe DESTINAY Licencié en sciences botaniques

L’institut de botanique


Rappelons tout d’abord qu’à ce moment, l’institut de botanique se compose seulement des serres centrales placées de part et d’autre du vestibule, de la grande rotonde de droite, de la maison du jardinier en chef et de quatre serres le long de la rue Fusch.

C’est Noppius qui est chargé de mener bien le projet retenu in fine.

Les travaux de construction sont adjugés en juin 1880, mais ne débuteront qu’en 1882.

Noppius commence par construire une serre haute à gauche (côté rue Courtois), identique à celle située à droite, de telle sorte que l’ensemble est maintenant symétrique (*).

Aux extrémités, Noppius construit des bâtiments tripartites, peu élevés, en pierre de Gobertange et calcaire.

Ces bâtiments n’ont subi jusqu’à nos jours que des modifications architecturales mineures (mais une modification profonde de leur affectation !).

Pour réaliser ces travaux d’aménagement, Noppius déplace la maison du jardinier en chef située alors là où la nouvelle serre haute est construite, à l’angle des rues Fusch et Louvrex, en contrebas d’une pente abrupte couverte de conifères où l’on peut toujours l’admirer de nos jours.

Elle n’est toutefois plus occupée par le jardinier en chef, mais par une brigade du Service des plantations de la Ville de Liège.

Principalement en briques sur trois niveaux, cette maison, témoignage de l’art de construire à Liège au XIX°siècle, n’a donc pas été détruite, mais tout au plus déplacée de quelques dizaines de mètres ! Revenons aux nouveaux bâtiments tripartites et plus spécialement à leurs troisièmes parties.

Elles ont la forme d’un hémicycle à deux niveaux et sept travées.

L’hémicycle de gauche, en principe symétrique à celui situé à droite, est cependant écourté à l’arrière pour laisser place à l’institut de pharmacie.

Il est également intéressant de remarquer que des modifications au rythme des travées (on remplace des fenêtres simples par des fenêtres doubles) ont été effectuées dès 1892 pour adapter ce qui servait jusqu’alors de musée, en laboratoire, cette dernière utilisation demandant davantage de lumière naturelle (notamment pour des travaux de microscopie).

Alors que l’hémicycle de l’aile droite a ultérieurement été modifié pour y installer un auditoire, celui de gauche rappelle encore actuellement la forme de son musée.

De part et d’autre du local, deux escaliers en colimaçon mènent à une galerie en fer forgé, soutenue par de fines colonnes.

Située au premier étage, elle permet aux deux rangs de fenêtres d’illuminer tout le local.

Cette qualité et cet état de conservation expliquent son classement en 1994.

Enfin, pour remplacer les serres provisoires à la place desquelles est construit l’institut de pharmacie, Noppius réalise un nouvel ensemble de serres - les serres dites basses - à l’avant de l’institut de botanique.

Les deux ensembles de serres sont séparés par une terrasse ornementale de sept mètres de large soutenue par un puissant mur de deux mètres de haut.

La balustrade qui la délimite, ornée de vasques en fonte décorées de mufles de lions (N.B. elles ont été volées la nuit du 24 mars 1994 !), est interrompue par un large escalier à double volée qui donne accès à la cour inférieure.

Des galeries de service, situées sous la terrasse, permettent la communication entre les deux ensembles.

Les serres basses forment un E ouvert vers les serres hautes.

La disposition des deux pavillons d’angle, construits en fer, rappelle celle des grandes rotondes.

Les serres intermédiaires sont réalisées en sapin.

Comme pour les serres hautes, une passerelle dest placé au sommet du faîtage des serres intermédiaires et à la base du lanterneau.

La barre du E est occupée par l’« aquarium ».

Il est construit sur le même schéma et avec les mêmes matériaux que les pavillons d’angle; sa porte est surmontée d’une arcade cintrée forgée fort élégamment.

Cette disposition permet une circulation cohérente.

Toutes les serres communiquent, mais sont séparées par des portes: au nord-est, la serre froide; à l’est, le pavillon tempéré; au sud-est les serres chaudes interrompues par l’« aquarium »; au sud, le pavillon tropical et au sud-ouest, les serres tempérées.

Pour entrer dans les serres froides et tempérées, il faut traverser l’espace de rempotage et une porte intermédiaire.

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Pour tout renseignement supplémentaire : Philippe DESTINAY 0497 31 70 20 phdestinay@yahoo.fr

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