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LES AMIS DES SERRES
ET DU JARDIN BOTANIQUE
DE LIEGE ASBL

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serres

"A chilled State of Mind"
film de Lisa Lince




I. Introduction
II. L’université de Liège et son (ses) jardin(s) botanique(s)
II.1. Un jardin place Cockerill...

II.2. Le transfert du premier jardin botanique de l’Université sur le site du Bas-Laveu
II.2.1. Le transfert du jardin et des serres

II. 2.2. La saga du transfert des instituts
II.2.3. La deuxième grande phase de travaux au jardin botanique
-Le jardin

-L’institut de botanique
-L’ensemble du complexe est inauguré en 1883...
L’institut de pharmacie
II. 3. Heur et malheur des serres
II. 3. Le transfert du jardin botanique de l’Université vers le Sart Tilman et ses conséquences
-Le parc

-Les instituts de botanique et de pharmacie
-Les serres

II. 4. Le départ (presque) définitif de l’Université de Liège
III. Conclusion... toute provisoire
IV. Remerciements
V. Bibliographie




HISTOIRE ANCIENNE ET RECENTE DU JARDIN BOTANIQUE DE LIEGE


par Marie de SELLIERS de MORANVILLE
Licenciée en histoire de l’art et archéologie de l’ère moderne
et Philippe DESTINAY Licencié en sciences botaniques

II. 2.2. La saga du transfert des instituts

Dans le centre-ville, malgré les extensions et divers aménagements, la place manque vu l’augmentation constante du nombre d’étudiants.

L’administrateur-inspecteur de l’époque réclame la construction de nouveaux locaux.

On notera par ailleurs qu’une loi organique votée en 1849 va mettre à la charge des villes-sièges d’une université, les dépenses d’agrandissement, d’amélioration et d’entretien des bâtiments (* Cette lourde charge ne sera supprimée qu’en 1931 même s’il est vrai que les phases importantes de travaux de la fin du XIX° siècle à l’Université de Liège furent financées par l’Etat belge).

Commissions et projets vont se succéder pour, in fine, aboutir au vote, le 21 mai 1875, par le conseil académique, du transfert de différents instituts sur le site du jardin botanique laissé inachevé depuis presque 40 ans. Il est ainsi décidé que les services de botanique, zoologie et d’anatomie comparée y seront transférés. Mais le débat est lancé au conseil communal entre les tenants du réaménagement du site primitif et les partisans d’un déménagement partiel sur le site du Bas-Laveu. La question est d’autant plus cruciale que c’est à la Ville qu’incombe la charge financière des travaux de construction et d’aménagement.

Celle-ci étant trop astreignante pour les finances communales, un subside spécial est accordé par l’Etat le 4 août 1879 - à Liège et... à Gand - devant servir « à doter les universités d’Etat d’installations dignes de leur haute mission ».

En contrepartie, le gouvernement suivra de près les travaux. Forcé d’accepter, le Conseil communal vote la part d’intervention de la Ville le 19 décembre 1879 qui s’élève à un quart des dépenses soit un million de francs de l’époque.

Le projet de transfert des instituts susmentionnés est confié à l’architecte provincial Lambert-Henri Noppius (Liège 1834-1889).

Avec l’aide d’Edouard Morren, Noppius élabore un projet visant à compléter les parties déjà existantes de l’institut de botanique.

Il comprend la construction d’une orangerie semblable au pavillon des palmiers construit du temps de J.E. Remont et le prolongement des ailes, au-delà des rotondes: à droite (donc vers la rue Louvrex), une partie sera consacrée à l’enseignement avec deux auditoires et le cabinet du professeur et, à gauche (donc vers la rue Courtois), une partie sera consacrée à la recherche avec une galerie de botanique, ses dépendances et le laboratoire.

C’est également Noppius qui est chargé de dresser les plans pour l’ensemble du site. Sur son premier projet, adapté de celui de Remont, les différents instituts sont répartis autour du parc: l’institut de physiologie est placé à l’angle des rue Louvrex et des Anges, ceux de zoologie et d’anatomie comparée sur toute la longueur de la rue Nysten. L’institut de pharmacie vient s’intercaler entre l’institut de physiologie et ceux de zoologie et d’anatomie.

De cette manière, il ne modifie en rien son projet pour l’institut de botanique.

C’est sans compter avec l’avis des habitants du nouveau quartier bourgeois du jardin botanique qui vont réagir et se constituer en comité de défense dès l’été 1880 sous la houlette de Jules Orban. Pour eux, ce plan provoquerait la destruction d’une partie importante du parc et de ses arbres qui ont atteint « leur forme caractéristique » et donc d’un organe important d’hygiénisation du quartier.

Projets, contre-projets et rapports divers vont se succéder suscitant d’âpres discussions et prises de position tant au niveau du Conseil communal, du comité de défense que de l’administrateur-inspecteur et des autorités académiques. On fait même appel à l’ingénieur liégeois Guillaume Blonden dont le rapport est vivement critiqué par Noppius.

Le comité de défense présente alors un troisième contre-projet de Noppius ! Impossible de faire état ici de toutes les propositions d’autant que le débat s’est élargi: faut-il, à la française, regrouper toutes les facultés dans un même lieu centralisé ce qui favoriserait les échanges inter-facultaires, ou, à la manière allemande, disséminer lesdits instituts pour permettre un libre développement des recherches scientifiques ?

Au début de l’année 1881, l’imbroglio est total vu les plans, les contre plans, les prises de position des professeurs, des habitants du quartier et du comité de défense du jardin botanique qui se bat pour installer le moins possible d’instituts dans le parc.

La Ville semble toutefois déterminée à en finir. Le 14 février 1881, il est décidé de poursuivre les travaux de l’institut de botanique adjugés depuis le 25 juin 1880, de construire l’institut de pharmacie qui a besoin d’un jardin de plantes médicinales sur le site, le long de la rue Fusch ainsi qu’il était prévu dans le deuxième projet de Noppius et de construire ailleurs les instituts de zoologie et d’anatomie.

La décision d’édifier ce dernier ainsi que les instituts d’anatomie et de physiologie sur leur site actuel, le long de la Meuse, sera, in fine, prise elle aussi à l’issue d’âpres débats au Conseil communal, les 11 et 12 mars 1881. L’emplacement retenu est un terrain appartenant aux hospices civils et occupé par l’hospice des Vieux-Hommes également appelé hospice des Hommes incurables.

Cette décision bien que vivement critiquée par certains, va ouvrir une ère nouvelle pour l’Université. Pendant les deux décennies qui vont suivre, les travaux de construction, de rénovation et d’appropriation vont se succéder sans relâche.

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Pour tout renseignement supplémentaire : Philippe DESTINAY 0497 31 70 20 phdestinay@yahoo.fr

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