COMITE DE DEFENSE DES SERRES ET DU JARDIN BOTANIQUE DE LIEGE ASBL

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Georges SILVESTRE   28 décembre 2009

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QU'EST CE QUI FAIT FLEURIR LES PLANTES?

 

                               

 

 

  La floraison d'une plante est un phénomène qui a toujours préoccupé tous ceux qui s'intéressent aux végétaux ou les cultivent. Actuellement, beaucoup de plantes fleuries qui arrivent chez vous, soit en dehors ou non de la saison normale proviennent de cultures qui utilisent des méthodes artificielles reproduisant les diverses situations qui sont décrites ci-après.
Depuis plus de 50 ans, d'innombrables recherches ont été réalisées sur ce sujet, plusieurs paramètres s'en sont dégagés qui ont fait apparaître une grande diversité de réactions de la part des plantes.
Suite à toutes les observations relevées au cours de ces expériences, les végétaux ont été classés en plusieurs catégories suivant leurs affinités et leurs réactions.

                                                                                      

                                               


I - LES PLANTES PHOTOPERIODIQUES.

Ce sont celles qui réagissent à la longueur du jour.
A)- Les plantes dites de jours courts ne fleurissent qu'après une période plus ou moins longue de jours courts de maximum 10 H de lumière donc des nuits longues.
Exemple, le KALANCHOE BLOSFELDIANA, dès qu'il a atteint la taille désirée, s'il est placé 30 jours dans une situation ou il ne reçoit que 9 H de jour, il fleurira très vite et à 100 %, s'il reste en jours longs, c'est à dire de plus de 12 ou 13 H il ne fleurira jamais.
Bien sûr tout est relatif car la réaction est en rapport avec la QUANTITE de lumière reçue exprimée en LUX, ce qui veut dire que si le KALANCHOE BL. est en jours longs mais que la lumière est très faible (moins de 1000 LUX) il finira par fleurir car le total de la lumière reçu correspond + à des jours courts
B)- Les plantes dites de jours longs sont donc totalement à l'opposé des premières, elles fleuriront après avoir reçu une quantité ± importante de jours longs de 12-13 H et plus, l'optimum étant 16 H de jour.
Beaucoup de plantes annuelles et à balcons sont traitées de la sorte pour êtres vendables très tôt avant saison.
Comme pour les plantes de jours courts, la mise à fleur est en rapport avec la quantité de lux reçue, ce qui veut dire que si on donne 11 H de jour avec une forte intensité lumineuse de par ex. 20000 lux, la plante fleurira probablement mais avec un grand retard, aussi, si un lot de plantes de jours longs est placé en 20 H de jour et 20000 lux, la floraison sera très rapide.
Le contraire peut aussi se produire car si vous donnez 16 H de jour mais à une intensité de par ex. 1000 lux, les plantes ne vont peut-être jamais fleurir car la quantité de lux reçue sera insuffisante.
Pour amener la floraison, tout est donc basé sur des intensités comparables aux jours naturels qui peuvent varier de 3000 à 30.000 lux suivant les saisons et l'ensoleillement.
Les jours longs de 16 H / 5-6000 lux sont souvent utilisés aussi pour avancer et protéger des ennemis sensibles à la fonte comme les bégonias de toutes espèces, ceux-ci gagnent au moins 1 mois de culture et avec 100% de réussite, la floraison en sera également très avancée.

II - LES PLANTES THERMOPERIODIQUES.

Ce sont celles qui se mettent à fleurs suite à une période de froid ou qui demandent une vernalisation.
Actuellement, bon nombre de potées fleuries proviennent de cultures sur lesquelles des périodes de froid ont été programmées.
De nouveau, pour réussir à faire fleurir les plantes par ce moyen, il est nécessaire d'amener les sujets à un stade adulte sans quoi les plantes ne fleuriront pas ou d'une façon très désordonnée.
La température des périodes appliquées nécessaires varie selon les espèces.
Par exemple, les cactées dont la plus grande partie ne fleurissent qu'après avoir reçu une période de jours froids, réagissent le mieux si elles sont placées à 4-5°C. pendant un mois ou plus puis de les ramener à une T° de 10-15 ou 20°C. suivant les espèces.
Comme pour les plantes photopériodiques, la plupart des plantes annuelles ou bisannuelles demandent ± 2 mois de culture pour êtres "adultes" et requièrent en général ± 30 jours de froid à environ 6°C. pour obtenir la mise à fleurs
Beaucoup de plantes sont très sensibles aux T° basses pour déclencher la floraison, par exemple les cinéraires CRUENTUS et les calcéolaires HERBEOHYBRIDA peuvent se mettre à fleurir sur de trop petites plantes suite à un petit accident de température, elles risquent donc de se mettre à fleurir avant d'avoir atteint le volume souhaité.
Chez le calcéolaire herbéohybrida, si la culture est réalisée à une T° trop proche du seuil de la mise à fleur, par ex. 8°C. il arrive qu'elle se mette à fleurir mais donne des fleurs tout à fait anormales tubulaires. La culture du POINSETIA est entièrement gérée par le thermopériodisme, c'est vrai également pour les OSTEOSPERMUM et la plupart des orchidées terrestres, cymbidium, paphiopédium etc.).
Pour les plantes bulbeuses d'automne (tulipes, jacinthes etc.) destinées à garnir des parterres ou constituer des potées fleuries, ce sont les bulbes qui doivent impérativement êtres vernalisés, donc subir un traitement par le froid pour fleurir, ce traitement va synchroniser la floraison et vous pourrez la programmer avec beaucoup de précision pour obtenir celle-ci à des dates bien précises, les bulbes seront placés à 2-4°C
pendant au moins un mois, le stage au froid sera variable suivant les espèces et même les variétés.
Attention, quand des bulbes d'automne n'ont pas été vernalisés, la floraison sera ou nul ou très anormale, si les fleurs apparaissent quand même, elles resteront enfoncées dans le fond du feuillage et seront à peine visibles, la tige florale ne pouvant pas se développer, l'effet attendu sera donc très compromis.
Une autre catégorie de plantes, principalement chez les plantes vivaces et certains arbres, demande une vernalisation des graines avant semis pour permettre à celles-ci de germer, c'est surtout vrai pour les plantes vivaces de montagne.
Pour la plupart, le procédé le plus souvent requit est le suivant : Réaliser les semis à une T° normale de 10-15°C. ou ils resteront une quinzaine de jours puis les semis seront placés pour au moins 2 mois à ± 2°C.
parfois plus suivant les espèces, après ce stage, les semis seront ramenés à une température normale de 10-15°C.
Cette méthode est couramment utilisée par exemple pour les semis de gentianes, soldanelles, phlox décussata, léwisias, hellebores niger, aconitum etc. ainsi que pour beaucoup d'arbres forestiers et arbustes comme les fagus, quercus, carpinus, cotonéaster, berberis etc. , pour ces espèces, en général, on stratifie les graines dans du sable ou autre substrat poreux et elles passent ainsi plusieurs mois à 0-2°C. puis sont semées dans des pépinières spécialisées sur billon de préférence.
La floraison de plusieurs espèces fruitières de nos régions peut être compromise par un hiver trop doux sans gel car l'aboutissement de la mise à fleurs dépend aussi de l'effet du froid sur les bourgeons.
La température peut aussi provoquer des réactions dans le cas ou elle est trop élevée donc le contraire de la nécessité de T° basses, par ex. certaines espèces de plantes ne supportent pas une T° trop élevée et pour certaines une T° de plus de 35°C. efface carrément la

floraison et la plante redevient végétative.
Certains fruits réagissent également très fort aux T° reçues, par ex. la tomate, en dessous de 20° C. ce fruit ne rougit pratiquement pas ou très lentement, la tomate se colore normalement entre 22°C. et 28°C. Passer 30°C. les fruits restent en partie verts, c'est pour cela que la plupart des tomates récoltées dans le midi de la France ont toujours une grande zone verte sur leur surface, vous allez me dire, pourtant beaucoup de belles tomates rouges nous viennent des pays chauds, oui, mais il faut savoir que l'homme a toujours et de tout temps essayé de corriger les effets de la nature et ici c'est de nouveau le cas car si des tomates bien rouges uniformément proviennent d'un pays ou il fait très chaud c'est qu'elles ont été soumises à un traitement à l'éthylène qui remplace la réaction naturelle du rougissement mais c'est chimique.
Une période de froid accidentelle, même assez légère, peut compromettre une culture, c'est le cas pour par exemple, les céleris ,les poireaux et la betterave, quand ces espèces reçoivent accidentellement une période un peu trop fraiche au début de la culture (printemps trop froid, semis trop hâtif), même d'une quinzaine de jours, une partie de ces plantes va monter rapidement à fleur dès qu'elles auront atteint le stade adulte et cela
peut coûter cher au producteur car ces plantes sont invendables, le taux de montaison peut atteindre jusqu'à 25% de la culture.

III - LES PLANTES QUI REAGISSENT A UN STRESS HYDRIQUE.

En général, ce sont les plantes qui demandent un repos au sec pour se reconstituer et pouvoir se mettre à fleurir, se sont souvent des plantes à rhizomes ou bulbeuses mais aussi certaines plantes tropicales qui se rappelant leurs origines, provenant de ces régions équatoriales ou sévit une plus ou moins longue saison sèche durant plusieurs mois parfois et sans la moindre goute d'eau, ces plantes se mettent alors en léthargie en attendant le retour des pluies ce qui constitue leur stress hydrique qui est nécessaire à leur prochaine mise à fleurs.
Dans la pratique, le stress hydrique est surtout utilisé sur des plantes à rhizomes comme les richardia par exemple, sur certaines orchidées tropicales épiphytes pour provoquer la floraison ainsi que pour certaines cactées provenant à l'origine, des grands déserts et qui demandent une combinaison de froid avec un stress hydrique.
Pour ces trois catégories, ces conditions existent bien dans la nature et c'est après les avoir longuement étudiées que l'homme a fini par les comprendre et les mettre en application pour de nouveau jongler avec la nature, celle-ci lui a évidement réservé d’autres petits raffinements.


En résumé :
Il faut respecter certaines conditions pour réussir une mise à fleurs sur commande, et la première est d'amener le végétal à un stade " adulte" en deçà duquel la mise à fleur serait compromise. Beaucoup de plantes demandent ± 2 mois de culture pour atteindre leur volume avant d'êtres aptes à êtres mises à fleur.
Il faut connaître la classe de l'espèce que l'on veut faire fleurir, donc choisir la méthode adaptée à son système naturel de mise à fleur.
En principe, quand une plante à été mise à fleur, il est presque impossible de reverser le processus, on ne pourra donc plus la faire redevenir végétative, tandis qu'une plante qui est restée végétative même très longtemps pourra à tout moment être mise à fleur par la méthode appropriée.
La mise à fleur d'une plante est une chose très complexe, voici un exemple de réaction qui pourra vous surprendre.
La mise à fleur par des jours longs peut s'avérer coûteuse et des expériences ont été réalisées pour étudier ce problème et tenter de trouver une méthode pour économiser de l'énergie, cela a porté ses fruits. Pour certaines espèces de plantes, il est possible d'économiser pas loin de 50% de l'énergie consacrée à l'éclairement par un procédé un peu compliqué, en premier, il faut bien sûr utiliser le jour existant auquel on ajoutera le nombre d'heures de lumière nécessaire pour avoir un jour long de par exemple 16H. (cultures d'hiver, printemps, automne). Suivant les espèces, compléter d'abord la longueur du jour pour avoir 10H. de jour à une bonne intensité, ensuite, donner une nuit de 4 à 5H., après celle-ci, donner une nouvelle séquence de lumière pendant 1 ou 2H., la plante ainsi trompée (le cycle complet représentant 16 à 18H.), pourra fleurir presque en même temps que la plante qui a reçu son cycle de 16H. continu, ceci doit être testépar espèces pour réussir.
En plus de tout ce qui vient d'être expliqué et qui est copié sur la nature, l'homme a mis au point d'autres moyens artificiels ceux-là, pour faire fleurir une plante ou en améliorer la qualité ce qui pourrait nous inciter à ajouter une 4ème catégorie de système de mise à fleur:

IV - QUELQUES MOYENS ARTIFICIELS POUR AMENER LA FLORAISON.

Les scientifiques ne se sont donc pas arrêtés à comprendre se qui se passe dans la nature au moment de la mise à fleur et de le reproduire sur les plantes, ils ont ajouté des recherches très complexes pour remplacer les cycles naturels par des traitements chimiques ou physiques et ils y sont arrivés dans plusieurs cas qui sont maintenant appliqués sur une grande échelle, en voici quelques uns couramment utilisés :

Prenons l’ANANA, cette plante, une broméliacée, mettait 4 à 5 ans pour produire son fruit, maintenant elle donne son fruit parfait et d'une façon très synchronisée en 2 ans 1/2 suite à une application d'éthylène sur le feuillage et surtout dans le "cornet" de la plante, cette méthode est utilisée actuellement dans le monde entier sur 100% des cultures, ce procédé a évidemment été aussi utilisé sur toutes les broméliacées d'ornement et maintenant, toutes les belles broméliacées que vous trouvez chez l'horticulteur ou le fleuriste sont ainsi produites.

Pour les azalées INDICA que l'on trouve maintenant fleuries à n'importe quelle date et de n'importe quelle taille, de la mini-potée au gros spécimen ce qui a provoqué un envahissement du marché des azalées jusqu'à banaliser cette plante et en faire perdre l'intérêt initial, ici, la floraison est obtenue chimiquement aussi, par l'application séquentielle de deux hormones, toutes les cultures actuelles utilisent ce moyen.


Pour les plantes en rosette, si la floraison tarde à venir, une ou deux applications de gibbérelline feront l'affaire pour faire sortir la fleur de son nid, idem pour faire fleurir des tomates en dehors de la saison mais ici, il faudra aussi utiliser une deuxième hormone pour compléter le travail (de la kinétine).
Si nous nous penchons sur les plantes annuelles pour balcon et parterres, plusieurs dont principalement le pélargonium zonale, sont prématurément mises à fleur par un passage de rayons UV distribués par un "charriot" qui fait le va-et-vient au dessus des cultures, ceci n'améliore pas du tout la qualité des plantes car elles refleuriront avec difficulté dans la suite mais la spéculation est d'arriver le premier sur les marchés.
Pour synchroniser la floraison du cyclamen et obtenir celle-ci d'un seul bloc afin d'avoir une plante qui a sorti pratiquement toutes ses fleurs en même temps, certains établissements horticoles appliquent séquentiellement d'abord des rayons infrarouges pour "caller" la floraison, puis quand le volume désiré est atteint, ils donnent une application de rayons UV pour provoquer celle-ci en bloc.
Dans certains établissements gérés par des agronomes, la floraison est aussi améliorée ou gérée par l'application très étudiée des engrais à compositions très sophistiquées, une première phase avec application d'un engrais d'enracinement, ensuite, apport d'un engrais pour croissance rapide et enfin en 3ème position, un engrais très riche en P et K. qui favorise la floraison, les plantes ainsi obtenues sont d'une qualité irréprochable très nettement supérieure aux plantes dont la floraison est obtenue par des moyens chimiques
ou des rayons ,ce procédé n'est pas toujours utilisé car ces types d'engrais sont très chers et leur distribution requière un matériel assez coûteux ce qui fait hésiter les petits producteurs.
Et voila, nous nous arrêterons là, quand l'homme arrive à comprendre ce qu'a établi la nature et ce qu'elle lui a donné, il n'est jamais content, il va toujours plus loin et risque probablement d'exagérer, si une plante est trop grande à son gré, il lui inflige un nanifiant, si elle est trop petite, il lui applique un traitement pour la faire grandir démesurément, si elle a l'habitude de fleurir en été, il voudra la voir fleurie en hiver et ainsi de suite, pourtant si on se contentait de ce qui se présente naturellement à chaque saison, on pourrait être comblés car l'éventail existant est suffisamment important.
Pourtant après tout se qui a été découvert, il reste encore tellement de choses à découvrir sur la mise à fleur des plantes et des centaines de centres de recherches s'y appliquent dans le monde entier car il est probable que c'est par ce biais qu'on retardera la famine sur la terre, les plantes à elles seules apportant plus de 75% de la nourriture aux êtres humains sans oublier celles qui nous apportent d'innombrables molécules pharmaceutiques.

EPILOGUE.
Après tout ce que nous venons d'exposer sur la floraison des plantes, on peut se poser la question, qui fait donc toutes ces recherches pour en arriver là !
Ces recherches sont réalisées dans le monde entier, dans chaque pays, il existe des centres de recherches sur les plantes car tous ont conscience qu'il est primordial pour la survie du genre humain d'en connaître un maximum sur les plantes.
Eh bien, sachez que par exemple ici à LIEGE, il existe un de ces centres de recherches de très haut niveau à l'Université de LIEGE et qui existe depuis plus de 50 ans.
En effet, il a été créé en 1950 et a commencé avec l'installation d'un « PHYTOTRON » appareil à reproduire des climats très précis et qui était à l'époque unique en Europe.
Cette installation desservant une serre spéciale à double vitrage et plusieurs modules de cultures permettait d'obtenir un climat d'une très haute précision à 1/2°C. près pour la T°, à 1% près pour le degré hygrométrique et une installation d'éclairage réglable à 50 lux près avec en plus toutes les qualités de rayonnements que l'on retrouve dans l'arc en ciel ce qui permettait de sélectionner le rayonnement désiré.
Les premières expériences y ont été réalisées pour étudier la photopériode sur toutes ses faces au niveau longueur des jours, mais également au niveau de chaque type de rayonnement ce qui a permis à l'époque de mettre au point, un tube LF, représentant presque parfaitement la lumière du soleil, en module fermé.
La deuxième catégorie de recherches était centrée sur l'étude de toutes les hormones végétales existantes, hormones d'enracinement, de croissance, herbicides, de développements, réducteurs de croissance etc. et de ce fait, ce centre c'est dénommé "Centre de Recherches des hormones végétales de Liège".
Ce centre a suivit de près et appliqué toutes les techniques de recherches au fur et à mesure de leur apparition, exemple, ce centre fut un des premiers en Europe à appliquer l'utilisation des isotopes radioactifs pour avancer la recherche et étudier avec précision un grand nombre de réactions des plantes, ces techniques devinrent de plus en plus sophistiquées et aboutirent à l'étude des réactions des plantes, cellule par cellule
grâce aux marqueurs radioactifs que l'on faisait absorber aux plantes.
En 1970,1'ULG commença à déménager au SART TILMAN-LIEGE et l'Institut Botanique ou était installé ce centre, fut un des premiers à faire le voyage ce qui ne fut pas une mince affaire.
Ce bouleversement impliqua l'installation d`un nouveau centre au Sart-Tilman et celui-ci fut installé en corrigeant les défauts du 1ier qui était quand même un prototype dont le défaut principal était que tout le bloc subissait le même climat, seul la photopériode et la qualité du rayonnement pouvaient varié d'un module à l'autre, le nouveau complexe fut donc installé avec tous modules séparés ultra-perfectionnés au niveau de la gestion des climats, chaque module pouvant recevoir un climat différent ce qui multiplia les possibilités de faire bien plus de recherches différenciées en même temps, le centre pris des proportions très appréciables, des dizaines de modules furent installés et le centre devint un des plus pointu du monde, des recherches d'une très grande précision y ont été poursuivies, il fut également doté d'appareils très sophistiqués permettant d'aller très loin dans la recherche en général.
Suite à ces nombreux changements, le centre prend alors une nouvelle dénomination : "CENTRE DE RECHERCHE DE PHYSIOLOGIE APPLIQUEE DE LIEGE".
Des recherches de plus en plus fines s'y sont déroulées dont plusieurs en collaboration avec d'autres centres qui mènent des recherches de pointe sur des sujets particuliers différents des nôtres mais qui n'avait pas nécessairement la même infrastructure et qui se servait de la notre.
Puis l'ULG comme bien d'autres institutions commença à avoir des problèmes d'argent et diverses spéculations sont nées à partir de ce problème, les modules principaux de recherche étaient concentrés dans un ensemble monobloc contenant un grand nombre de chambres de culture climatiques et soudain l'ULG décide de louer ce grand complexe à une firme étrangère, il à fallu déménager tous les modules et les éparpiller en plusieurs endroits non sans casse ceci rendant les travaux de recherches très difficiles et le
centre c'est mis à péricliter faute d'unité et de place.

Maintenant heureusement, suite à maintes sollicitations, 1'ULG a recréé un nouvel ensemble monobloc moderne dont l'appareillage en est modernisé et des expériences très précises ont pu êtres reprises, mais que de temps perdu entretemps et bien difficile à rattraper.
Ce nouveau complexe vient d'être ré inauguré en juin dernier 2008, les recherches menées entretemps malgré les difficultés que cela suppose, ont abouti et les fruits en ont été vite récoltés car ce centre vient de sortir un brevet d'hydroponique qui sera sans doute utilisé dans beaucoup d'autres centres de recherches en Belgique et à l'étranger.
Ce système d'hydroponique est évidemment particulier et est pratiquement utilisable seulement pour un type de plante bien particulier. C'est une plante expérimentale étudiée dans le monde entier, ARABIS THALIANA, pourquoi ? Parce que cette plante a une très petite taille et un très petit bagage génétique.
Ses qualités de réaction sont strictes, tout ce qu'il faut pour mener à bien bon nombre d'expériences, elle prend très peut de place (les chambres climatiques étant relativement exigües), l'étude des caractères et l'éventuelle création de clones nécessaire à la compréhension de bien des réactions chez les plantes en est aisée vu son faible baguage génétique. Et enfin, cette plante est très stricte au niveau de la photopériode et autres particularités de culture, cette petite plante est utilisée dans le monde entier pour étudier la quasi totalité des problèmes sur les autres plantes et mener la plupart des essais qui sont programmés en physiologie végétale.
C'est donc grâce à des centres comme celui de l'Université de Liège, par exemple, que les hommes sont arrivés à décoder ces secrets si bien gardés par les plantes et qui sont souvent très difficiles à découvrir car


UNE PLANTE NE PARLE PAS, NE S'EXPRIME PAS ET IL FAUT TOUT DEVINER.

Georges SILVESTRE


                                                      

Pour tous renseignements complémentaires :

Philippe DESTINAY 0497. 31 70 20

Association sans but lucratif (n° d’entreprise: 447241858) Rue Fusch,3 à 4000 LIEGE

Tél: 04 250 95 80 Fax: 04 222 16 89 Banque: BE10 3400 3577 0204

Courriel: phdestinay@yahoo.fr:

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