COMITE DE DEFENSE DES SERRES ET DU JARDIN BOTANIQUE DE LIEGE ASBL

 

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Joseph Beaujean

exposé à l'occasion de la visite des serres le 3 mars 2012



 


Petite histoire de l'introduction et de la fructification du vanillier (Vanilla planifolia Jacks. ex Andrews) au jardin botanique de l'Université de Liège et à l'île de La Réunion

par Joseph Beaujean (*)

Extrait de Natura Mosana 55 (4): 73 – 85 (2002), avec l'aimable autorisation de l'éditeur.

Le vanillier est la seule plante de la famille des Orchidaceae ayant une grande importance économique autre qu'horticole. Plus de 2000 tonnes de vanille sont produites chaque année dans les pays suivants: Madagascar, Indonésie, îles Comores, île de la Réunion, Mayotte, île Maurice, Tahiti, Mexique et Chine. La vanille, épice la plus chère au monde après le safran, est utilisée en cuisine pour parfumer desserts, entremets délicats, yaourts, glaces, etc. Elle rentre aussi dans la composition (comme fixateur) des parfums les plus prestigieux ; on l'utilise encore en cosmétologie et en homéopathie. Elle était autrefois considérée comme aphrodisiaque.

La découverte par Charles Morren d'un procédé permettant la fécondation artificielle de la fleur de vanille fut donc d'un intérêt capital pour permettre la fructification de cette plante, loin de son pays d'origine, le Mexique. L'histoire mérite que l'on s'y attache, ne fût-ce que pour rectifier une légende tenace qui enlève à Morren la paternité de sa découverte dans les serres du jardin botanique de Liège.

C'est au botaniste Charles de l'Ecluse [ Clusius ] (Arras 1526 - Leyde 1609) que l'on doit certainement attribuer les premières notes d'intérêt botanique se rapportant au fruit du vanillier, qu'il décrivit sous le nom de "Lobus oblongus aromaticus" dans son Exoticorum libri decem paru à Leyde en 1605. La vanille, connue dans son pays d'origine sous le nom de "Tlilxochiti" (gousse noire), était utilisée par les Aztèques au Mexique, bien longtemps avant l'arrivée des européens. La légende raconte que Cortez, le conquérant du Mexique, prit avec l'empereur Montezuma, du chocolat parfumé à la vanille servi dans des gobelets d'or.

Il semble que la vanille (Vanilla planifolia Jacks. ex Andrews) fut introduite du Mexique en Europe vers 1510, en Angleterre avant 1739, mais elle aurait été perdue et n'y fut réintroduite que par Philip Miller (1691 - 1771), curateur de 1722 à 1771 du Chelsea Physic Garden et auteur du Gardener's Dictionary paru en 1731. La première mention fiable de l'introduction de la vanille dans les collections européennes est due au Duc de Marlboroug (1650-1722), alors Marquis de Blandford; cultivée dès 1800, dans les collections de Charles Greville (1749-1809), à Paddington près de Londres, la plante y a fleuri pour la première fois en 1807.

Le Vanilla planifolia fut transféré des jardins de Ch. Greville chez Joseph Parmentier

(Enghien 8 novembre 1775 - Enghien 1er avril 1852), maire ensuite bourgmestre, intendant de la famille d'Arenberg pour le domaine d'Enghien et célèbre collectionneur de plantes rares. C'est à ce dernier que l'on doit l'introduction de la plante au jardin botanique d'Anvers, où elle fut confiée aux bons soins du docteur Claude Sommé (Paris 8 avril 1772 - Anvers 19 octobre 1855), directeur de ce jardin botanique. Là, la plante connut une croissance rapide et des échantillons furent envoyés dans plusieurs villes de Belgique et de France. A Gand, la plante fleurit, cultivée sous le nom de Vanilla aromatica Sw., et y fut récoltée le 16 juillet 1818 (herbier Ch. Morren, LG); à Paris, en Flandre, au château de Madame la Vicomtesse Vilain XIIII (deux floraisons) et au jardin botanique de Liège, des fleurs apparurent, mais la plante ne portait jamais de fruits. Néanmoins, en 1819, C. Sommé envoya cinq boutures de vanillier à Joseph Marchal (Bruxelles 9 décembre 1780 - Schaerbeek 22 avril 1858), ancien employé aux Indes Néerlandaises, conservateur honoraire des manuscrits de la Bibliothèque royale: "Un de nos collègues, M. Marchal, reçut en 1819, un pied de vanille de M. le docteur Sommé; et le transporta au milieu des dangers d'une longue et pénible navigation [ il s'embarqua à Anvers le 5 décembre 1819 et la traversée dura 181 jours !], pendant laquelle l'eau faillit manquer à l'équipage, à l'île de Java, où il fut confié aux soins de M. le professeur Reinwardt. M. Marchal, avant son retour, eut la satisfaction de voir au jardin botanique de Buitenzorg que sa plante chérie avait poussé des racines."… " Plus d'une fois la rudesse des matelots, le changement des climats et l'eau salée qu'on jetait sur elle, faillirent lui devenir funestes, mais grâce à la sollicitude paternelle de son patron, elle arriva à bon port" (C. Morren, 1838).

Le jardin botanique de Liège, situé à cette époque autour de l'Université, était pourvu d'une serre chaude, de deux serres tempérées, de deux autres petites serres et d'une orangerie. Il était dirigé par le professeur Henri Gaëde (Kiel 26 mars 1795 - Liège 2 janvier 1834), avec Richard Courtois (Verviers 18 janvier 1806 - Liège 14 avril 1835) comme sous-directeur.

Le pied de vanille cultivé à Liège, dans la serre chaude fleurit, en 1829 (lettre de R. Courtois au Docteur Lejeune de Verviers, datée du 5 mai 1829 et Courtois 1833); l'herbier Courtois (LG) renferme la preuve de ce phénomène : un bout de tige et une fleur qu'accompagne l'étiquette portant la mention: "Vanilla planifolia Nees_Andrews, florunt in h.[horto] b.[otanico] Leod.[sis]", sans date, mais probablement en 1829. Courtois nous dit aussi: "La vanilla planifolia grimpe naturellement sur le figuier et fleurit chaque année" (Courtois, 1834). La plante ne fructifiait pas, la structure particulière de la fleur ne permettant pas la fécondation sans le secours d'abeilles de la tribu des Meliponini (Hyménoptères). Au Mexique on a inventorié 46 espèces dans cette tribu [Alaya, 1999, Revision de las abejas sin aguijon de Mexico (Hymenoptera: Apidae: Meliponini), Folia Entomol. Mex., 106: 1-123], mais on ne précise pas laquelle ou lesquelles butinent la vanille (A. Pauly, in litt. 3/4/2001).



Fig.1. – Portrait de Charles Morren

(E. Morren, 1860)

Charles Morren (Gand 3 mars 1807 - Liège 17 décembre 1858) (Fig. 1), suite au décès prématuré de Gaëde (1834) et de Courtois (1835), fut appelé à occuper la chaire de botanique à l'Université de Liège, en décembre 1835. Dès février 1836, se référant aux travaux de Robert Brown [Montrose (Ecosse) 21 décembre 1773 - Soho Square, Londres 10 juin 1858] sur la fécondation des Orchidées et des Asclépiadacées ( Brown, 1831), Morren insémina les fleurs obtenues et 54 fruits furent obtenus l'année suivante, en février 1837 (Journal de Liège du 17 février 1836 et des 18 et 19 février 1837). Sur un second pied, Morren obtint 100 fleurs et autant de "gousses" (le terme gousse est communément utilisé mais il s'agit en fait d'une capsule; un autre terme, "bâton de vanille", est aussi d'usage fréquent). Cette même année, Morren transmet une note à la Société royale d'horticulture de Paris, note qui est lue par l'abbé Berlèse, et dont nous reproduisons ici un extrait des plus intéressants: " La Vanille est, en effet, la Vénus hottentote du règne végétal. C'est une tendre fleur qui n'accomplit l'oeuvre de l'hymen qu'à son corps défendant, et qui demande le secours de l'homme si celui des insectes ou des oiseaux-mouches qui, sans doute dans le pays natal de la plante, remplissent ce rôle de messagers d'amour, lui est refusé! En effet, aucun fruit n'a été produit que sur les cinquante-quatre fleurs auxquelles j'avais artificiellement communiqué le pollen. On enlève le tablier ou on le soulève, et on met en contact avec le stigmate une masse pollinique entière, ou seulement une partie de cette masse, car une seule de celles-ci, coupée en huit ou dix pièces, peut féconder autant de fleurs. " … " Quoi qu'il en soit, à peine la fécondation est-elle accomplie, la fleur change d'aspect; les parties du périanthe s'inclinent en dedans, recouvrent la colonne qu'elles semblent dérober aux yeux impudiques, et protéger contre les agens si nombreux qui peuvent entraver la nature dans la production de jeunes embryons. Une heure après l'imprégnation artificielle, l'observateur attentif peut établir si sa fleur est fécondée ou non. Le lendemain, déjà l'ovaire s'allonge, et celui-ci croît très vite jusqu'à la longueur de 7 à 8 pouces, longueur que les gousses du Vanillier de Liége ont atteinte. Il faut un an à la Vanille pour mûrir. Le 16 février 1836, la première fleur s'ouvrit; le 16 février 1837, le premier fruit mûr tomba" (C. Morren, 1837). Charles Morren publia même une planche représentant les fruits obtenus (C. Morren, 1849) (Fig. 2).




 

Fig. 2 – "Gousses" de Vanille obtenues dans les serres de Liège (C. Morren, 1849)

Dès lors, Morren voulut faire se développer la culture "en grand" de la vanille, mais sans y réussir vraiment : "Lorsqu'en 1837, j'eus réussi à produire dans l'ancienne serre, actuellement abattue, du Jardin Botanique de Liége, des fruits de vanille dignes en tout point de rivaliser avec ceux du Mexique, l'idée d'étendre ces essais et d'établir des plantations commercialement productives m'arriva aussi, et je proposai même, dès cette époque, au Gouvernement, un système pour parvenir à ce résultat, la loi sur l'enseignement supérieur interdisant aux professeurs d'exercer une autre profession, à moins d'une autorisation spéciale du Gouvernement (art. 12). Ce système ne fut pas adopté, et la production de la vanille, dans nos serres d'Europe, resta à l'état de curiosité et de chose intéressante. ". (C. Morren, 1850, p.109).

Morren fit même construire une serre spéciale, près de son habitation rue Louvrex, en vue de cultiver et faire fructifier le vanillier sur une plus grande échelle; pour contourner la loi, il faisait présenter les fruits obtenus aux concours des expositions horticoles, nombreuses dans notre pays à cette époque, par son épouse, Marie Morren, née Verrasselt (Breda 18 août 1812- Liège 25 avril 1865), mais à une exposition à Namur, "Le jury écarta toutefois la dame exposante (Mme Morren) comme une personne interposée entre un objet exposé et un membre du jury" (C. Morren, 1850, p.111), son mari lui-même étant membre du jury.

Morren ayant largement publié le résultat de ses travaux sur la fécondation de la vanille, l'expérience fut répétée par Joseph Neumann (1800-1858), chef des serres du Jardin du Roi à Paris (appelé plus tard Museum national d'histoire naturelle de Paris), qui obtint une première fructification en 1838.

Mr. Marchant, ordonnateur de Bourbon (actuellement La Réunion) vint en France et se procura auprès de L.A.G. Bosc (1759-1828), professeur de culture au Museum, des boutures de Vanilla planifolia. En 1822, les plants prirent la direction du domaine de "la Belle-Eau" (La Réunion), appartenant à Madame Fréon, belle-mère de Marchant.

Ce sont probablement les descendants de ces plants qui furent cultivés à Sainte-Suzanne par un passionné de botanique et plus particulièrement d'orchidées, Féréol Beaumont-Bellier de Villentroy. Vers 1841, celui-ci se faisait aider dans ses travaux de jardinage par un jeune esclave créole, sans instruction, Edmond Albius (1829 - Sainte-Suzanne 10 août 1880). Celui-ci, alors âgé de 12 ans, aurait imaginé (il aurait été initié par un jardinier-botaniste, Jean-Michel Claude Richard) un procédé simple permettant de mettre en relation les organes mâle et femelle de la fleur de vanille. Une version moins poétique rapporte que l'enfant aurait été turbulent, chapardeur et très maladroit. Réprimandé par son maître, Albius aurait écrasé, par vengeance, la fleur du vanillier, provoquant bien involontairement la fécondation de celle-ci. Volontaires ou non, les gestes d'Albius continuent à se perpétuer dans toutes les plantations de vanille à travers le monde.

Jamais la colonie ne lui témoigna sa reconnaissance. Il est vrai qu'il avait été un esclave noir. Après son émancipation en 1848, Albius quitta son maître malgré tout le respect que celui-ci prétendit lui avoir manifesté. Il fut impliqué, en 1852, dans une histoire de vol de bijoux et condamné à 5 ans de travaux forcés. Néanmoins, libéré pour bonne conduite après 3 ans, il décédera plus tard, le 10 août 1880, à l'hospice de Sainte-Suzanne dans le dénuement le plus total.

Notons au passage que la vanille figure, depuis 1925, sur le blason de l'île de La Réunion. (Fig. 3). 


 

Fig. 3. – Blason de l'île de la Réunion. ( redessiné par R. Brahy)

En voici la description en termes d'héraldique :

Ecartelé:

- au 1er quartier de sinople à une montagne d'argent avec, à dextre, un volcan de gueules en éruption et à senestre, émergeant d'une couronne de nuages, un sommet surmonté de 3 M, le tout d'argent, issant d'une mer du même,

- au 2e quartier: parti d'azur et de gueules à la nef d'argent voguant sur une mer du même,

- au 3e d'azur à 3 fleurs de lis d'or,

- au 4e de gueules à un semis d'abeilles d'or.


Sur le tout, tiercé en pal d'azur, d'argent et de gueules, le pal d'argent chargé des lettres entrelacées R et F d'or.

L'écu est surmonté d'un listel d'or portant la devise Florebo quocumque ferar [ = Je fleurirai partout où l'on me portera ] sommé de fleurs de vanillier au naturel d'où descendent de part et d'autre de l'écu deux branches de vanillier feuillées et fruitées aussi au naturel.

Le principe de fécondation (méthode Albius) est ainsi défini sur le site "internet": www.reunionweb.org :

* on saisit la pointe de la fleur avec la main gauche et on découpe la corolle avec une petite pointe.

  • on soulève délicatement avec une petite pointe en bambou, l'organe femelle (pistil) et on le redresse.

* on appuie délicatement avec le pouce de la main gauche pour que l'étamine (mâle) puisse s'incliner vers l'organe femelle et féconder la fleur. On recommence ainsi de suite pour chaque fleur.

Ce travail minutieux est généralement assuré par une main d'oeuvre féminine, à l'aide d'une épine de citronnier ou d'une petite pointe de bambou. Les "marieuses" peuvent polliniser de 1000 à 1500 fleurs par jour ( la fleur s'ouvre le matin et doit être fécondée dans la journée).

Lorsque la pollinisation a eu lieu, les fruits se développent mais lorsqu'ils seront cueillis après plusieurs mois, ils devront encore subir un long traitement afin de faire se dégager les arômes et permettre ainsi la commercialisation des bâtons de vanille. Plusieurs procédés sont ou ont été utilisés; nous retenons celui qui semble le plus employé de nos jours: les capsules cueillies encore vertes, 7 à 9 mois après la floraison, sont ébouillantées ( 65°) pendant 3 minutes, puis étuvées durant 24 heures, égouttées et placées dans des caissons capitonnés d'une étoffe de laine, ensuite mises à sécher dans un four à air pulsé où la température est maintenue à 55° pendant 3 heures par jour, durant 7 jours. Un séchage au soleil pendant 1 semaine permet de libérer les huiles aromatiques qui caractérisent le parfum.

L'opération se termine par un séchage à l'ombre qui peut durer jusqu'à 1 mois, sur des claies dans un local aéré. Les "gousses" seront enfin enfermées dans des boîtes métalliques où il leur faudra encore 4 à 8 mois pour développer le parfum caractéristique de la vanille. Alors seulement, lorsque les fruits sont noirs et couverts de cristaux de vanilline à l'aspect givré et après calibrage selon leur longueur, ils seront liés en petites bottes prêtes à la vente.

Actuellement, la vanille est l'épice la plus imitée artificiellement. Représentant 90 % du marché américain et 50 % du marché européen, des arômes de vanille, la vanilline de synthèse, cent fois moins chère que la vanille naturelle, n'en possèdent cependant pas les flaveurs.




 

Fig. 4. - La vanille dans les serres du jardin botanique de Liège en 1967 (Journal La Meuse-La Lanterne des 31.10 & 1.11.1967, photo Rulmont).

La vanille est toujours cultivée dans les serres du jardin botanique de Liège (Fig. 4), où elle est encore fécondée manuellement par le procédé mis au point par Charles Morren. Elle produit encore régulièrement quelques fruits. Dans le musée de botanique de l'ULg, on peut encore voir un petit flacon en verre contenant deux capsules de la première récolte effectuée par Ch. Morren. Dans le registre d'entrée du jardin botanique (E. Morren & Devos, 1858 à 1881), on peut lire, en date du 28 octobre 1874: " De M. Deville, profr. à l'Ecole Normale de Nivelles: Deux gousses de Vanilla planifolia L. récoltées dans les serres du Jardin botanique de Liége, c'-à-d. de la 1ère fructification du Vanillier en Europe. Données à M. Ed. Morren qui les remet au Musée de botanique" (écriture de A. Devos).

Remerciements

Seul, nous n'aurions pu mener à bien ce travail et nous tenons à remercier pour leur concours à des degrés divers, les personnes qui ont accepté de nous aider.

Monsieur Jacques Lambinon, professeur honoraire de botanique à l'ULg, qui a bien voulu relire, corriger et annoter notre manuscrit ; Madame Carmélia Opsomer-Halleux, maître de conférence et responsable du service des manuscrits à l'ULg ; Mademoiselle Nadine Graux, aide-bibliothécaire à la Bibliothèque principale de Verviers; Monsieur François Beaujean, héraldiste, pour la description du blason de l'île de la Réunion; Monsieur René Brahy, qui a redessiné le blason de cette île ; Monsieur Jean-Gabriel Fouché, notre ancien collègue à l'Observatoire du monde des plantes de l'ULg, qui nous a procuré la copie de certains articles nécessaires à notre entreprise ; Monsieur Vincent Demoulin, professeur de botanique à l'ULg; Monsieur Charles Ledent, rédacteur en chef adjoint du journal "La Meuse" ; Monsieur Alessandro Maccio, qui a traduit quelques extraits d'articles rédigés en anglais; notre ancien collègue et ami, Monsieur Henri Grandjean, qui perpétuait dans les serres chaudes du jardin botanique de Liège, la tradition de la fécondation artificielle des fleurs de la vanille; ainsi que toutes les personnes qui nous ont apporté une aide occasionnelle et dont nous ignorons parfois le nom.

Bibliographie

Livres et articles

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- Pavard E., 1905. - Biographie des liégeois illustres, recueillie dans divers auteurs anciens et modernes. Bruxelles, A. Castaigne, 388 p.

- Sauvenier-Goffin E.,1960. - La Société Royale des Sciences de Liège. Ses fondateurs - ses publications. Mém. Soc. Roy. Sci. Liège, 5e sér., 2 (2): 7-27.

- Sauveur (Dr.), 1856. - Claude-Louis Sommé, associé de l'Académie. Ann. Acad. Roy. Sc. Lettres et Beaux-Arts Belg., 22: 145-151.

- Vacherot M., 1954. - Les orchidées. Généralités, culture, obtention des semis et description des principales espèces. Paris, Librairie J.-B. Baillière et fils, 268 p., 84 phot.

- Wauters A., 1894-1895. - Marchal (François-Joseph-Ferdinand). Biographie nationale, Bruxelles, Acad. Roy. Sc., Lettres et Beaux-Arts Belg., 13: col. 430-443.

Manuscrits

- Courtois R., 1826 et sq. - Catalogus herbarii Courtoisiani. Mn. herb. LG, 281 p.

- Courtois R., 1819-1835. - Correspondance adressée au docteur A. L. S. Lejeune, de Verviers. Mns. ULg nn° 2647 à 2658 ( cf. lettre au docteur A.L.S. Lejeune de Verviers, datée du 5 mai 1829).

- Morren E. & Devos A., 1858 à 1881. - Registre d'entrée et de sortie [du jardin botanique de l'Université de Liège]. Mn. herb. LG.

Journaux

- Journal de Liége du 17 février 1836.

- Journal de Liége des 18 et 19 février 1837.

- La Meuse-La Lanterne du 31 octobre & 1er novembre 1967.

- La Meuse-La Lanterne du 8 janvier 1991.

_________________________

(*) Joseph Beaujean, Institut de Botanique, B-22, B-4000 Liège ; adresse actuelle : rue de Clécy, 67, B-4610 Beyne-Heusay (Queue-du-Bois), Belgique.

Annexe

Documents complémentaires non inclus dans la publication originelle :



 

Extrait de la lettre de R. Courtois au Dr Lejeune 



 

La fleur de vanille citée par R. Courtois dans sa lettre au Docteur Lejeune.






 

La fiole contenant les 2 "gousses" historiques, issues de la première fécondation artificielle.



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